Archive for the 'DRC' Category

Fast food planet

Quel sont les meilleures croustille au Congo? La variété disponible au camp est très minimale, nous en avons seulement deux. Mon exploration culinaire va donc être de courte duré.

Première expérience les chips du Roi Lion ou Simba, un gros sac pour 3$ en provenance de l’Afrique du Sud. La saveur est appelé « Mrs H.S. Ball’s Chutney » un genre de sauce BBQ je suppose. Le résultat des tests après 3 gros sacs est positif, la saveur rappelle celle des Ruffles « All dressed » du Québec. C’est une bonne surprise car la saveur all dress n’est pas disponible en Arizona ! Verdict : miam !

Les chips du Roi Lion

Les chips du Roi Lion

La deuxième variété testé, deux mini sacs de 14g pour 1$ sont des Lay’s saveur sel et vinaigre en provenance de l’Arabie Saoudite. Sel et vinaigre mes préférés, c’est bon sauf quand c’est cuit dans l’huile de palme. L’huile de palme donne un arrière goût terreux comme si le produit était périmé. J’ai quand même mangé les deux sacs mais le sel ne parvenais pas à supplanter l’huile de palme. Verdict : yark !

Chips Lay's de l'Arabie Saoudite

Chips Lay's de l'Arabie Saoudite

Pour faire descendre tout ça quoi de mieux qu’une bonne Simba! Et oui les lions ont le monopole sur les marques de commerce ici. Une bonne nouvelle elles se vendent en grosse bouteille de 730ml pour 2$, c’est moins cher que les chip. La Simba c’est la bière Congolaise locale brassée à Lubumbashi. C’est une bière industrielle qui rappelle la Laurentide ou la O’Keefe. L’autre, la Turbo King, je vais y gouter ce soir, on verra bien il semble que c’est une bière brune…

Tout est simba et/ou lion en Afrique ou quoi?

Tout est simba et/ou lion en Afrique ou quoi?

Foutons le feu!

La saison sèche marque le début du passe-temps national au Congo : mettre le feu aux champs. Capotez tant qu’il vous plaira au sujet des émissions de carbone de votre voiture, mais sachez que chaque année, l’Afrique au complet est mis en feu. Ça brûle du Serengeti jusqu’en Afrique du Sud pendant une période de quelques mois. J’ai demandé s’il y avait une raison utile, et la réponse est non. Officiellement c’est pour chasser les serpents, mais en fait la majorité des feux sont démarrés par des jeunes pour s’amuser.

Cette après-midi les champs au alentour du camp ont été allumés. Il y avait des flammes de plusieurs mètres de haut. Je confirme que du foin sec ça brûle vite, en quelques minutes tout était parti en fumé. Les pompiers de la mine étaient au aguet pendant toute la fin de la journée.

Le champ voisin de notre bureau avec des flammes de 20 pieds de haut. C’est bizarre ça me rappelle quelque chose…

Le champ voisin de notre bureau avec des flammes de 20 pieds de haut. C’est bizarre ça me rappelle quelque chose…

Notre valeureux pompier prêt à intervenir.

Notre valeureux pompier prêt à intervenir.

Voyage à Kolwezi

Désolé pour le manque de nouvelle, la semaine dernière j’ai attrapé le rhume Indonésien du chef géologue. Dimanche nous avons enfin reçu un chargement de Guiness, j’ai donc enfin pu commencer à me soigner.

Nous somme allé à Kolwezi mardi, c’est la plus grosse ville des environs à 100 km d’ici. Kolwezi est un centre minier historique très important au Katanga. Le cuivre y est exploité depuis des centaines d’années, d’abord artisanalement par les tribus locale et ensuite de façon industrielle par les Belges. Maintenant la production n’est plus qu’une petite fraction du pic des années soixante. Le régime de Mobutu n’a jamais investit un centime dans la maintenance des installations donc presque tout tombe en ruine.

Tout de suite en partant nous avons été obligé d’arrêter. Nous avions oublié le permis pour sortir de la concession avec les véhicules de la compagnie. Un assistant nous les a amenés à 10 km du bureau. Nous venons à peine de partir et déja 30 minutes de perdu :-) .

Tout au long du chemin il y avait des petits villages de fermier, semblable à ceux que nous avons ici aux environs de la mine. Leur petite maison de brique de terre brune et les chèvres parsèment le paysage. Il y avait un village de différent, construit uniquement avec des bâches orange et blanche sur des armatures en rondin. Les constructions plus ou moins permanentes indiquaient que c’était un camp de creuseurs. C’est le nom qu’ils donnent aux orpailleurs qui minent des petits gisements de façon plus ou moins légale. Il y en avait une dizaine de gars semi-saoul en plein milieu de la route qui on tapé sur le camion quand nous avons passé. Papa Nzita, qui conduisait le camion ou je me trouvais, criait en les traitant de voyous et il voulait presque aller leur rouler dessus.

 Magasin au village des creuseurs, tout est construit en bâche de plastique.

Magasin au village des creuseurs, tout est construit en bâche de plastique. J’ai même vue des signes indiquant hôtel, bar et église tout en beau sac orange!

Une des sources du fleuve Congo est sur le chemin entre Fungurume et Kolwezi. Comme d’habitude ici il y avait des policiers et des miliaires qui gardaient le pont. C’est une structure d’intérêt stratégique donc nous n’avons pas le droit de la photographier… Comme nous arrivons au abord du pont un gars nous fait signe de passer. Arrivé à l’autre bout un militaire nous bloque le chemin et un autre gars nous dit que nous sommes en infraction. Notre crime : trois véhicules sur le pont en même temps il y a une limite de 2 véhicules… heu non 1 véhicule. Le pauvre idiot se mélange dans ses inventions pour essayer de nous soutirer du pognon. Comme mon chauffeur le connait il commence à lui dire que son histoire n’a pas d’allure. C’est alors que le Johnny le géologue qui conduit le troisième camion s’amène en gueulant après le bozo du pont. Après presque deux minutes à se faire traiter de tous les noms le gars décide que ça commence à chauffer un peu trop pour son système de taxation directe et il nous laisse passer.

Pont au dessus d’une rivière.

Allez arrêtez moi, j’ai pris une photo de votre magnifique pont!

Plus loin sur la route il y a une station de péage officielle ou chaque véhicule doit payer 4000F (environs 5$). On perd un autre 15 minutes à cet endroit dans chaque direction à l’aller et le retour. Sur le retour j’ai pris une photo de la cabane mais il y a un militaire qui à péter sa coche et m’a demandé à l’effacer. Selon les quatre Congolais qui étaient avec moi il n’avait aucune raison ou autorité pour le faire, un poste de péage bidon ce n’est pas vraiment une structure stratégique, mais bon je l’ai effacé pour lui faire plaisir. Mais j’ai une photo du pont par contre hehehe.

Le bureau ou nous allions était sur l’Avenue Industrielle, je m’attendais à quelques chose de bien. Bonne blague, c’était plutôt la ruelle industrielle, en fond de boue avec des trous de presque 3 pieds de profond. C’est comme si ils avaient installé les égouts et n’avaient pas remplit les tranchés correctement. On peut facilement imaginer que la ville à déjà été en meilleur état. Avec le départ des Belges et ensuite les deux guerres civiles tout ce qui avait le moindrement de valeur a été saccagé. À Kolwezi le long des rues il y a beaucoup de gens qui traine, il y a de nombreux petits kiosques commercial et aussi quelques poules.

Après avoir passé quelques heure à reluquer des sulfures nous avons reprit la route en sens inverse. Un autre deux heures de route parsemé de nombreux arrêts!

Boulevard de Kolwezi.

Mur autour des maisons, rue en terre et déchets un peu partout, c’est pas mal tout ce qu’il y avait à voir.

La fontaine Dieu merci

La fontaine Dieu Merci, la moitié des magasins au Congo ont un genre de nom religieux, ça produit des associations comiques, comme les pneus Jéhovah par exemple.

Papa Nzita devant les carottes

Papa Nzita en extase devant les carottes pleine de sulfures.

Le jour de la paie

Hier, tôt le matin j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup plus de gens qui déambulait au camp de base. De nombreux employés de la mine facilement identifiable avec leur uniforme rouge et jaune faisaient partie du groupe. C’était inhabituel car la mine est à près de 20 km du camp et ils n’ont vraiment rien à faire au camp. Ma première idée fût qu’il y avait un cours de sécurité quelconque donnée au camp.

Vers le milieu de l’avant midi, je suis sortis du bureau et dehors il y avait foule. Une centaine de gars étaient massé autour d’un minuscule, bureau n’ayant qu’une seule pièce, adjacent au nôtre. Devant ce garde-robe, sur le trottoir il y avait cinq gros sacs en plastique genre poche de moulé. Comme il y a presque tout le temps des trucs qui traine je ne leur ai pas prêté attention. Quelques minutes plus tard Bob s’amène en riant et mentionne qu’ils ont des poches pleine d’argent sur le trottoir…

Wow j’ai passé devant une fortune sans y prêter attention. J’ai foncé dehors pour prendre une photo mais ils étaient déjà en train de rentrer le dernier sac. Le gars m’a dit qu’il y avait quelques millions de francs congolais en petite coupures. Comme la majorité des employés n’ont pas de compte de banque les paies se font comptant.

C’était donc ça l’attroupement! Il y a près de 7000 employés à payer et il y a plusieurs bureaux un peu partout sur la propriété qui distribue le pognon. Pour minimiser le fardeau la paie est faite une fois par mois et le processus est étalé sur quelques jours. Pour nous ça a durée deux jours où il y avait une foule de gens autours de notre bureau…

Attroupement pour la paie

Environs 25 000$ en petite coupures congolaises. Il y a plusieurs autres sacs déjà à l'intérieur.

Attroupement pour la paie

Une petite partie de l’attroupement autour de notre bureau. Désolé pour la qualité je crois qu’il y avait une trace de doigt sur la lentille.

Moustiques et paludisme

En tant que hypocondriaque qui croit attraper le cancer environs cinq fois par ans, j’appréhendais un peu le voyage. La liste de vaccins nécessaires pour venir au Congo à de quoi faire peur : fièvre jaune, hépatite a, hépatite b, polio, fièvre typhoïde, méningite, tétanos, diphtérie, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, grippe et rage! Plusieurs de ces vaccins sont des rappels mais quand même, ça m’a donné 8 injections d’un coup et 2 autres la semaine suivante. Je n’ai pas eu celui pour la rage car je ne restais pas assez longtemps sur le site et en fait je crois qu’il y a plus de risque pour la rage en Arizona…

Les virus c’est facile, un vaccin et on a la paix, mais les parasites c’est différent. La définition donne froid dans le dos :

Parasite un organisme vivant qui se nourrit, s’abrite ou se reproduit en établissant une interaction durable avec un autre organisme.

C’est comme avoir des petits copains dégueulasses pour la vie, ou au moins pour une longue période. Le parasite le plus courant du Congo est le plasmodium, le protozoaire qui cause le paludisme ou malaria en anglais. Selon cette carte je suis en plein milieu de la zone à haut risque pour le paludisme. Le parasite est transmit pas un genre de gros maringouin, l’anophèle.

Pour le moment il semblerait que je suis en sécurité, le dernier cas de paludisme recensé sur les 6000 employés date du mois de mars au camp bravo et janvier au camp de base. Aussi ces quelques cas on tous été contracté par des gens qui ont passé la nuit à l’extérieur de la propriété (bar, casino, bordel). En plus de prendre des prophylaxiques et d’avoir une moustiquaire pour dormir, les camps sont traités aux insecticides vaporisés (étouffant) et les forêts aux alentour sont arrosés.

Finalement la demi-douzaine de maringouins que j’ai vus en deux semaines n’étaient pas très doué. Ils sont gros, gris, lent et ne semble pas avoir aucune tactique d’attaque comme les moustiques de la forêt boréale. Ils volaient tout simplement vers moi à la hauteur des yeux avec un mur blanc en arrière plan… Score jusqu’à maintenant : Seb 6, Maringouins 0. C’est le genre de pointage qui est impossible de tenir après 20 minutes à la Baie de James, car on perd le compte.

Doom in a a can!

Panoplie de cannette laissé par l’occupant précédent de ma chambre, moi je n’en ai pas ammené. Le Doom et le Baygon ce sont des insecticide comme du Raid alors que le Peaceful Sleep c’est un répulsif à 15% de DEET.

De toute façon la chose « vraiment » dangereuse maintenant est la grippe Porcine Mexicaine. Comme la grippe aviaire ne faisait plus peur, comme le virus du Nil occidental ne faisait plus peur, comme la maladie de Lyme ne faisait plus peur, comme le réchauffement planétaire ne faisait plus peur… les médias n’ont tellement rien à dire.

Nous allons tous mourir!

Le CNN que nous avons ici est meilleur que celui diffusé au États-Unis. En plus de CNN il y a 4 autres canaux de nouvelles continues: BBC, Aljazeera, LCI et France24. Pour les géologues notez les morceaux de malachite sur la table...

Cuire sous le soleil

Ma maison en Arizona est à 32,5 degrés au nord de l’équateur, ici le camp est à seulement 10,5 degrés au sud. Comme je vis déjà dans le désert, je ne croyais pas qu’être plus près de l’équateur aurait une énorme différence. Le soleil paraît vraiment plus proche, plus chaud et sans pitié. J’ai l’impression d’avoir un meilleur bronzage en une semaine que ce que j’obtiens en un été à Tucson. Mon teint et mes cheveux clairs sont totalement inapproprié ici.

À midi, sous le soleil les couleurs sont délavés vers des versions plus pâles d’eux même. La seule chose qui est foncé est la végétation. La chlorophylle des plantes Congolaise à l’air de bien se porter sous l’attaque des ultras violets!

Vivre sur un camp de construction

Hier je suis déménagé du camp Bravo au camp Principal près de mon bureau. Je demeure maintenant à deux minutes de marche de l’endroit où je travaille. Cela me sauve 20 minutes de transport depuis le camp Bravo où près de 5000 employés sont hébergés.

Ce n’est pas la première fois que je demeure sur un camp de construction, j’y ai déjà goûté à la Baie de James. La différence ici, c’est la taille et l’aspect multiculturel du camp.

En 2008 au plus fort de la construction, près de 9000 personnes travaillaient à Tenke. Comme il est quasi impossible de trouver de la main d’œuvre qualifié dans la région, presque tous les employés de construction sont étranger; Philippin, Indien et Indonésien. Tous les employés travaillent 7 jours sur 7, sauf les Indiens. Il semblerait que les indiens ne peuvent pas survivre si ils n’ont pas une journée libre pour aller au bordel, yark! Il y a un bar sur le camp mais il ferme à 21 heures, cela évite les cas de forte consommation ainsi que les bagarres.

Pour le moment les Congolais occupent les postes de manœuvre non spécialisés. Une fois la construction terminée ils vont être formés pour les opérations régulières de la mine et de l’usine.

Une petite partie du camp qui abrite 5000 travailleurs

Une petite partie du camp Bravo qui abrite 5000 travailleurs provenant entre autre de Phillipine, Inde, Indonésie, Afrique du Sud, Zambie, Congo et États-Unis.

Quel est le taux de change?

Quel est le taux de change? Seulement le Dollar et le Franc sont accepté ici, mais ils nous donnent le change en n'importe lequel devise...

Mante religieuse de 15 cm

Une mante religieuse, elle mesure presque 15 cm de long, je l'ai trouvé à l'entré de ma chambre au Camp Bravo il y a deux jours.

Vue générale de l'usine.

En construction depuis plus de deux ans, l'usine de lessivage par agitation va produire annuellement 120 000 tonnes de cuivre et 8000 tonnes de cobalt lorsque complétée.

Le moulin et l'usine d'extraction en construction.

Partiellement terminé seulement 25% des installations sont opérationnels, coût total du projet : 1 750 000 000$.

Double consonne…

Selon ce site : Mots Swahili Pratiques, il semble que le Swahili est l’une des langues les plus faciles à parler. Je n’en  suis pas certain, les double consonnes ne se multiplient pas, elles  sont prononcé séparément.

Par exemple Nzita se prononce han-zi-ta et Mbaya se prononce hem-ba-ya.  Un des vieux géologues s’appelle Joseph Nzita, comme il est vieux tout le monde l’appelle Papa au lieu de Joseph. Une fois tout mis ensemble Papa Nzita sonne Pa-pan-zi-ta en un mot.

Drole de faux amis:  Chaud = Moto et Motocyclette = Pikipiki

Hujambo? Sijambo! (Ca va? Oui ca va!)

Je suis complètement empêtré dans mon Anglais and French ici! Comme je suis un Mzungu (homme blanc) les congolais m’adresse la parole en anglais en premier. Avant de parler je dois prendre une pause et analyser à qui je m’adresse, par exemple hier je me suis mis à parler en français à un de nos géologue Brésilien… ça n’a pas fonctionné. En fait on dirait que quand quelqu’un me parle en anglais je lui réponds en français et vice versa.

Le français parlé au Congo est beaucoup plus lent et européen en style que celui du Québec, je dois donc ajuster mon langage de bûcheron en conséquence quand je parle. Ma prononciation doit être parfaite, je dois parler lentement et oublier toutes les expressions Québécoises. En général les Congolais sont bien heureux de voir que je parle français et il commence presque instantanément à me poser des questions. La plus courante de ces question est le statu matrimonial, je suppose que tous et chacun doit avoir une sœur ou un frère à marier.

Il semble que l’éducation civique est meilleur ici qu’au Québec, l’utilisation du « vous » est beaucoup plus courante que celle du « tu ». Cette coutume n’est pas seulement entre congolais et étranger mais aussi entre les congolais eux-mêmes. Je ne me considère pas encore assez vieux pour me faire vouvoyer ou me faire appeler Monsieur Sébastien à tout moment. Je passe donc mon temps à dire à mes collègues Congolais de me tutoyer et de laisser tomber le monsieur avant mon nom.

Au-delà de la politesse usuelle on sent encore malgré tout un relent d’atmosphère coloniale. Mzungu c’est la chose que l’ont entend le plus souvent quand on rencontre des gens hors du site de la mine. Les enfants crie Mzungu dès qu’ils nous voient et tente de nous quêter de la bouffe, eau, gants ou quoi que se soit que l’on a dans les mains. Il semble qu’un étranger peut briser n’importe quelle règle et les gars locaux ne vont rien dire ou faire, il y a toujours une autorité sous entendu entre blancs et noirs. Je n’aime pas vraiment ça. Ça donne l’impression que l’on est ici juste pour voler ou asservir leur pays, c’est le monde à l’envers car les vrais voleurs ici ce sont les « élus » locaux…

Promenades dans la brousse

Samedi et dimanche j’ai eu droit à une visite éclair de la propriété. Nous avons fait 250 km de route de brousse pour aller voir les différents gîtes. Des routes en fond de terre rouge, avec des zones de boue partiellement asséchées car la saison des pluies vient de se terminer. Bob, un de nos géologue senior est mon guide pour mon initiation au Congo, il a prit les même vols que moi à partir de Tucson. Au cours de la visite nous avons eût besoin du 4×4L quelques fois pour traverser des trous vaseux.

Le pire de ces trous est arrivé hier soir vers 16:00, on a tenté de prendre un « raccourci » à 20 km du camp. Bob a pris un chemin en croyant qu’il y avait un pont sur la rivière. Après plusieurs kilomètres nous somme arrivé à la rivière. Devant nous, dans le fond d’une coulée, il y avait 10 mètres de boue et d’eau d’une profondeur inconnue, mais pas de pont! Personnellement je ne me serais jamais essayé de passer dans ce trou. Juste comme je me disais que l’on va devoir faire demi-tour Bob s’écrie « Bon on a un snorkel sur le camion on va être bon pour passer ça »! Sans attendre mon opinion il embraye et commence à traverser. Le premier 5 m ne semble pas si pire, 30-40 cm de boue, mais à mesure que nous avançons les roues commence à déraper et à s’enfoncer. Comme on aborde la deuxième moitié de la rivière le camion commencent vraiment à perdre de la traction et à ralentir. Finalement le camion s’immobilise à 2 m de l’autre rive avec de la boue égale au pare-choc et de l’eau au milieu des portes.

Bob essaye un peu de faire du avance-recule pour nous sortir mais ça ne marche pas. C’est là qu’il dit « Bon bien, il va falloir utiliser le treuil et s’accrocher à un arbre ». Je me suis mis spontanément à sacrer en français. Il n’y a aucune chance que je vais aller marcher dans presque un mètre de boue pour aller attacher le câble à un arbre. Qui sait quelle sorte de sangsue ou de parasite sans nom vivent dans cette rivière. Je regarde dehors, le soleil se couche et personne ne sait où nous sommes. Je me prépare donc mentalement à passer la nuit dévoré par les mouches.

L’avantage du snorkel sur le moteur c’est qu’il ne s’arrête pas même sous l’eau. Bob, voyant que je n’avais pas l’air motivé d’utiliser le treuil, s’est donc remis à faire du avance-recule. Après plus de 5 minutes d’essai et quasiment péter l’embrayage nous avons réussit à reculer sur la terre ferme. Il faut comprendre qu’il avait abandonné trop vite le premier coup! Dans le futur nous allons donc essayer de nous tenir loin des rivières.

Au sommet d'une des collines du gisement
Au sommet de la colline de Mambilima, il n’y a pas d’arbre car le sol est trop riche en cuivre et en cobalt.
Brousse pleine de Cobra et de Termitière
Brousse pleine de Cobra et de Termitière. Comme c’est loin des villages il y a plus de faune.
Collines de Fungurume avec la séquence des mine visible
Collines de Fungurume avec la séquence des mines visible, on peut y voir les belles strates! :-)

Finalement la connexion internet ici est super lente. Des fois ça marche mais plus souvent non, ça dépend de l’alignement des astres je ne sais pas. Je n’ai pas été capable de traiter les images une fois mise en ligne, c’est pour ça qu’elles sont énorme…