Désolé pour le manque de nouvelle, la semaine dernière j’ai attrapé le rhume Indonésien du chef géologue. Dimanche nous avons enfin reçu un chargement de Guiness, j’ai donc enfin pu commencer à me soigner.
Nous somme allé à Kolwezi mardi, c’est la plus grosse ville des environs à 100 km d’ici. Kolwezi est un centre minier historique très important au Katanga. Le cuivre y est exploité depuis des centaines d’années, d’abord artisanalement par les tribus locale et ensuite de façon industrielle par les Belges. Maintenant la production n’est plus qu’une petite fraction du pic des années soixante. Le régime de Mobutu n’a jamais investit un centime dans la maintenance des installations donc presque tout tombe en ruine.
Tout de suite en partant nous avons été obligé d’arrêter. Nous avions oublié le permis pour sortir de la concession avec les véhicules de la compagnie. Un assistant nous les a amenés à 10 km du bureau. Nous venons à peine de partir et déja 30 minutes de perdu
.
Tout au long du chemin il y avait des petits villages de fermier, semblable à ceux que nous avons ici aux environs de la mine. Leur petite maison de brique de terre brune et les chèvres parsèment le paysage. Il y avait un village de différent, construit uniquement avec des bâches orange et blanche sur des armatures en rondin. Les constructions plus ou moins permanentes indiquaient que c’était un camp de creuseurs. C’est le nom qu’ils donnent aux orpailleurs qui minent des petits gisements de façon plus ou moins légale. Il y en avait une dizaine de gars semi-saoul en plein milieu de la route qui on tapé sur le camion quand nous avons passé. Papa Nzita, qui conduisait le camion ou je me trouvais, criait en les traitant de voyous et il voulait presque aller leur rouler dessus.

Magasin au village des creuseurs, tout est construit en bâche de plastique. J’ai même vue des signes indiquant hôtel, bar et église tout en beau sac orange!
Une des sources du fleuve Congo est sur le chemin entre Fungurume et Kolwezi. Comme d’habitude ici il y avait des policiers et des miliaires qui gardaient le pont. C’est une structure d’intérêt stratégique donc nous n’avons pas le droit de la photographier… Comme nous arrivons au abord du pont un gars nous fait signe de passer. Arrivé à l’autre bout un militaire nous bloque le chemin et un autre gars nous dit que nous sommes en infraction. Notre crime : trois véhicules sur le pont en même temps il y a une limite de 2 véhicules… heu non 1 véhicule. Le pauvre idiot se mélange dans ses inventions pour essayer de nous soutirer du pognon. Comme mon chauffeur le connait il commence à lui dire que son histoire n’a pas d’allure. C’est alors que le Johnny le géologue qui conduit le troisième camion s’amène en gueulant après le bozo du pont. Après presque deux minutes à se faire traiter de tous les noms le gars décide que ça commence à chauffer un peu trop pour son système de taxation directe et il nous laisse passer.
Plus loin sur la route il y a une station de péage officielle ou chaque véhicule doit payer 4000F (environs 5$). On perd un autre 15 minutes à cet endroit dans chaque direction à l’aller et le retour. Sur le retour j’ai pris une photo de la cabane mais il y a un militaire qui à péter sa coche et m’a demandé à l’effacer. Selon les quatre Congolais qui étaient avec moi il n’avait aucune raison ou autorité pour le faire, un poste de péage bidon ce n’est pas vraiment une structure stratégique, mais bon je l’ai effacé pour lui faire plaisir. Mais j’ai une photo du pont par contre hehehe.
Le bureau ou nous allions était sur l’Avenue Industrielle, je m’attendais à quelques chose de bien. Bonne blague, c’était plutôt la ruelle industrielle, en fond de boue avec des trous de presque 3 pieds de profond. C’est comme si ils avaient installé les égouts et n’avaient pas remplit les tranchés correctement. On peut facilement imaginer que la ville à déjà été en meilleur état. Avec le départ des Belges et ensuite les deux guerres civiles tout ce qui avait le moindrement de valeur a été saccagé. À Kolwezi le long des rues il y a beaucoup de gens qui traine, il y a de nombreux petits kiosques commercial et aussi quelques poules.
Après avoir passé quelques heure à reluquer des sulfures nous avons reprit la route en sens inverse. Un autre deux heures de route parsemé de nombreux arrêts!

Mur autour des maisons, rue en terre et déchets un peu partout, c’est pas mal tout ce qu’il y avait à voir.



Le rhume indonésien? Un lointain parent de la grippe mexicaine???
J’ai déjà filmé des installations militaires sans m’en rendre compte, par la fenêtre d’un taxi en roulant, à Ouagadougou. Je savais que c’était interdit (ils nous préviennent quand on va chercher notre permis de tournage) et c’était vraiment involontaire. Mettons que quand le garde armé est arrivé, j’ai un peu capoté! Finalement, ils m’ont laissé partir sans rien me demander. Mais j’ai eu chaud!
Ils ne sont pas au courant de l’existence de google earth, toute leurs instalations sont disponible en photo sur le web.
Aussi comme les policiers sont payé 90$ par mois toute les raisons sont bonne pour arnaquer de l’argent je suppose.
Bonjour,
merci pour les photos de Kzi.
Trés sympa!
Cordialement.
Christophe
je suis jeune un kolwezien vivant au bas congo/kimpese je suis très content de voir les images de ma ville que j’aime beaucoup