Je suis complètement empêtré dans mon Anglais and French ici! Comme je suis un Mzungu (homme blanc) les congolais m’adresse la parole en anglais en premier. Avant de parler je dois prendre une pause et analyser à qui je m’adresse, par exemple hier je me suis mis à parler en français à un de nos géologue Brésilien… ça n’a pas fonctionné. En fait on dirait que quand quelqu’un me parle en anglais je lui réponds en français et vice versa.
Le français parlé au Congo est beaucoup plus lent et européen en style que celui du Québec, je dois donc ajuster mon langage de bûcheron en conséquence quand je parle. Ma prononciation doit être parfaite, je dois parler lentement et oublier toutes les expressions Québécoises. En général les Congolais sont bien heureux de voir que je parle français et il commence presque instantanément à me poser des questions. La plus courante de ces question est le statu matrimonial, je suppose que tous et chacun doit avoir une sœur ou un frère à marier.
Il semble que l’éducation civique est meilleur ici qu’au Québec, l’utilisation du « vous » est beaucoup plus courante que celle du « tu ». Cette coutume n’est pas seulement entre congolais et étranger mais aussi entre les congolais eux-mêmes. Je ne me considère pas encore assez vieux pour me faire vouvoyer ou me faire appeler Monsieur Sébastien à tout moment. Je passe donc mon temps à dire à mes collègues Congolais de me tutoyer et de laisser tomber le monsieur avant mon nom.
Au-delà de la politesse usuelle on sent encore malgré tout un relent d’atmosphère coloniale. Mzungu c’est la chose que l’ont entend le plus souvent quand on rencontre des gens hors du site de la mine. Les enfants crie Mzungu dès qu’ils nous voient et tente de nous quêter de la bouffe, eau, gants ou quoi que se soit que l’on a dans les mains. Il semble qu’un étranger peut briser n’importe quelle règle et les gars locaux ne vont rien dire ou faire, il y a toujours une autorité sous entendu entre blancs et noirs. Je n’aime pas vraiment ça. Ça donne l’impression que l’on est ici juste pour voler ou asservir leur pays, c’est le monde à l’envers car les vrais voleurs ici ce sont les « élus » locaux…
MOUHAHAHAHAHA!!!!! J’imagine tellement la tête de tes interlocuteurs en t’entendant parler… Et l’idée de t’imaginer «perler» me fait encore plus rire!!! Après ça, interdit de rire de Natasha St-Pier ou tout autre artiste qui «s’adapte» à son public.
C’est génial de suivre tes péripéties! Merci!
On se calme là! Je ne perle pas j’essais juste d’éviter le joual!
Pis Natasha St-Pier il semble que son public Québécois était devenu Français quand elle est revenue. Ça m’avait l’air d’un changement permanent sa capacité d’adaptation n’est pas trop forte.
C’est super, c’est l’aventure ton histoire