Road trip pour le temps des fêtes 2009. Au total 3205 miles (5158 km) en dix jours. Je met ici quelques photos du voyage entre Tucson, AZ et Wichita, KS. La journée avant notre départ il y a eu une tempête de neige en Oklahoma et au Kansas, plus de 200 véhicules ont terminé leur voyage dans le clos.
On va voir si un blizzard c’est vraiment épeurant. Demain on prend la route pour Wichita Kansas. Selon weather.com c’est la fin du monde et il ne faut pas sortir de la maison pour 2″ de neige qui va tomber en deux jours!
Selon la carte c’est cool pour le Canada il n’y a pas de neige…
Un des commentaires récent sur la dette publique du Québec m’a convaincu de mettre ces gros chiffres en graphiques.
Donc en utilisant les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec la dette publique du Québec ressemble à ceci:
Le graphique indique 129 milliard de dette nette et le compteur de l’Institut économique de Montréal indique 214 milliard de dette totale, c’est une grosse différence! Le compteur prend en compte la dette brute du gouvernement, à laquelle ils ajoutent la dette des réseaux de santé et d’éducation, des municipalités et des autres entreprises sous la responsabilité finale du gouvernement.
L’Institut de la statistique a aussi fait ce beau petit tableau comparatif de la dette nette par habitant pour les différentes province Canadienne:
Qui est-ce qui gagne? Oui, le Québec est encore une fois dans le peloton de tête de l’endettement. Notons l’Alberta qui est nettement hors tendance et s’obstine à ne pas avoir de dette provinciale.
Pour le rapport Dette/PIB le Québec est aussi la seule province qui a subit une décroissance au cours des 6 dernières années:
Notez bien que tous ces graphiques sont fait avec des estimations pour les années 2008 et 2009. Suite aux troubles économiques récents il est facile de prédire que ces estimations vont être totalement fausse pour 2009…
Comme on est paumé l’avion est hors de porté, on va se taper un joli 1300 miles durant le temps des fêtes pour aller visiter la famille de Jennifer au Kansas.
Il y a le mariage de son oncle à Wichita le 26 Décembre et ensuite nous allons faire la visite des parents, oncles, grand-parents et amis aux alentours de Topeka et de Kansas City.
Nous allons essayer d’aller voir des trucs étranges le long du chemin et mettre des photos en cours de route. J’espère que je ne vais pas revenir traumatisé de ce voyage dans le plus profond des États-Unis.
J’ai ajouté un compteur sur la barre de droite. Il montre en temps réel la croissance de la dette du secteur public du Québec par l’Institut économique de Montréal. Voir ce nombre qui monte si vite ça donne envie de tomber en dépression. Pour bien en comprendre la teneur :
Nous basant sur les données fournies par le ministère des Finances dans son Plan budgétaire 2009-2010, et excluant les développements récents liés aux conditions économiques, nous en venons à estimer que la dette augmente de : 9 050 millions $ par année, ou 24,79 millions $ par jour, ou 17 215,27 $ par minute, ou 286,92 $ par seconde.
Je m’en fait probablement trop pour rien, toute cette histoire de dette va probablement se résorber avec l’augmentation de la TVQ en 2011! Mais juste au cas où elle ne disparait pas, voyons voir à quoi elle correspond vraiment. En utilisant la dernière estimation de la population du Québec soit 7 782 561 habitant, cela nous donne une dette de d’environs 27 500$ par personne.
Comme ce nombre inclus homme, femme et enfant peu importe si ils travaillent, il faut le revoir à la hausse pour chaque travailleur. En septembre 2009 le taux de chômage au Québec se situait à 8.8% (370 000 chômeurs). Ce nombre sous-entend que le gouvernement considère seulement 4 204 545 québécois comme travailleur potentiel. Si ont soustrait les chômeurs ont obtient 3 834 545 travailleurs au mois de Septembre. Donc la dette Québécoise assignée à chaque travailleur est plutôt dans les environs de 56 000$. Ayoye!
Mais comme la dette est sera ultimement repayé par les impôts récoltés il nous faut soustraire les travailleurs à faible revenu qui ne paie pas d’impôt. Avec le système à taux d’imposition variable c’est les riches qui doivent payer la majorité de cette dette. Mais est-ce qu’il y a vraiment des riches au Québec de toute façon? Un extrait d’un texte de David Descôteaux, économiste à l’Institut économique de Montréal répond à cette question:
Pour chaque dollar qu’un Québécois «riche» gagne au-delà des premiers 82 000$, l’État lui en confisque la moitié en impôts. [...]
Pour finir, un petit rappel: au Québec, environ 169 000 contribuables – à peine 3% du total – déclarent un revenu de 100 000$ et plus. À eux seuls, ils payent autant en impôts que les 80% qui gagnent moins de 50 000$ par année.
Donc à 82 000$ par année on est un riche au Québec… wow, la barre n’est pas bien haute. Je suis certain que beaucoup de gens ne savaient même pas qu’ils étaient riche. Cela fait beaucoup de charge sur un petit nombre d’individus et je ne tenterais pas de le calculer.
J’allais oublier la dette du gouvernement fédéral! Les chiffres sont un peu moins récent mais elle se chiffrait à 594 390 000 000$ au 31 Mars 2008. Si on assigne la part du Québec (23,23%) à nos 3 834 545 valeureux contribuable qui travaillent, ils récoltent chacun un autre 36 000$.
Donc le grand total mes amis est de 56 000$ + 36 000$ = 92 000$. Vous pouvez donc tous aller vous prendre un autre hypothèque!
J’en vois tout de suite me dire que ce n’est pas mieux ici au États. Je sais, la dette du gouvernement fédéral Américain est actuellement à près de 40 000$ par citoyen (incluant homme, femme et enfant). Je n’ai pas le chiffre par valeureux travailleur, mais le taux de chômage dépasse les 10% en ce moment et il faudrait aussi ajouter la dette de chaque État.
Je ne planifie pas de prendre ma retraite en Arizona, et je suis très inquiet pour ma patrie Québécoise. Je ne vois aucune possibilité d’amélioration avec le vieillissement de la population qui s’en vient. Si la situation continue en descendant il va inévitablement y avoir des coupure dans les services.
Marie-Julie m’a utilisé comme héros de son dernier billet sur EnTransit.Ca. Je vais donc me préparer à une vague de Québécois qui vont émigrer en Arizona. ;-)
Je trouve qu’il y a par contre trop de photos de ma face et pas assez de paysage. Voici donc quelques photos qui n’ont pas survécu la sélection éditorial sans pitié:
Bisbee, une ancienne ville minière transformé en refuge pour artistes, punks, hippies et originaux de tous les genres.
Mogollon Rim: Haut plateau d'Arizona parsemé de petit volcans.
Des fois il neige (environs une fois par année)!! Pauvre cactus...

Activité du dimanche après-midi au USA, faire du tir à la cible dans un canyon.
Quel sont les meilleures croustille au Congo? La variété disponible au camp est très minimale, nous en avons seulement deux. Mon exploration culinaire va donc être de courte duré.
Première expérience les chips du Roi Lion ou Simba, un gros sac pour 3$ en provenance de l’Afrique du Sud. La saveur est appelé « Mrs H.S. Ball’s Chutney » un genre de sauce BBQ je suppose. Le résultat des tests après 3 gros sacs est positif, la saveur rappelle celle des Ruffles « All dressed » du Québec. C’est une bonne surprise car la saveur all dress n’est pas disponible en Arizona ! Verdict : miam !
La deuxième variété testé, deux mini sacs de 14g pour 1$ sont des Lay’s saveur sel et vinaigre en provenance de l’Arabie Saoudite. Sel et vinaigre mes préférés, c’est bon sauf quand c’est cuit dans l’huile de palme. L’huile de palme donne un arrière goût terreux comme si le produit était périmé. J’ai quand même mangé les deux sacs mais le sel ne parvenais pas à supplanter l’huile de palme. Verdict : yark !
Pour faire descendre tout ça quoi de mieux qu’une bonne Simba! Et oui les lions ont le monopole sur les marques de commerce ici. Une bonne nouvelle elles se vendent en grosse bouteille de 730ml pour 2$, c’est moins cher que les chip. La Simba c’est la bière Congolaise locale brassée à Lubumbashi. C’est une bière industrielle qui rappelle la Laurentide ou la O’Keefe. L’autre, la Turbo King, je vais y gouter ce soir, on verra bien il semble que c’est une bière brune…
La saison sèche marque le début du passe-temps national au Congo : mettre le feu aux champs. Capotez tant qu’il vous plaira au sujet des émissions de carbone de votre voiture, mais sachez que chaque année, l’Afrique au complet est mis en feu. Ça brûle du Serengeti jusqu’en Afrique du Sud pendant une période de quelques mois. J’ai demandé s’il y avait une raison utile, et la réponse est non. Officiellement c’est pour chasser les serpents, mais en fait la majorité des feux sont démarrés par des jeunes pour s’amuser.
Cette après-midi les champs au alentour du camp ont été allumés. Il y avait des flammes de plusieurs mètres de haut. Je confirme que du foin sec ça brûle vite, en quelques minutes tout était parti en fumé. Les pompiers de la mine étaient au aguet pendant toute la fin de la journée.
Désolé pour le manque de nouvelle, la semaine dernière j’ai attrapé le rhume Indonésien du chef géologue. Dimanche nous avons enfin reçu un chargement de Guiness, j’ai donc enfin pu commencer à me soigner.
Nous somme allé à Kolwezi mardi, c’est la plus grosse ville des environs à 100 km d’ici. Kolwezi est un centre minier historique très important au Katanga. Le cuivre y est exploité depuis des centaines d’années, d’abord artisanalement par les tribus locale et ensuite de façon industrielle par les Belges. Maintenant la production n’est plus qu’une petite fraction du pic des années soixante. Le régime de Mobutu n’a jamais investit un centime dans la maintenance des installations donc presque tout tombe en ruine.
Tout de suite en partant nous avons été obligé d’arrêter. Nous avions oublié le permis pour sortir de la concession avec les véhicules de la compagnie. Un assistant nous les a amenés à 10 km du bureau. Nous venons à peine de partir et déja 30 minutes de perdu
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Tout au long du chemin il y avait des petits villages de fermier, semblable à ceux que nous avons ici aux environs de la mine. Leur petite maison de brique de terre brune et les chèvres parsèment le paysage. Il y avait un village de différent, construit uniquement avec des bâches orange et blanche sur des armatures en rondin. Les constructions plus ou moins permanentes indiquaient que c’était un camp de creuseurs. C’est le nom qu’ils donnent aux orpailleurs qui minent des petits gisements de façon plus ou moins légale. Il y en avait une dizaine de gars semi-saoul en plein milieu de la route qui on tapé sur le camion quand nous avons passé. Papa Nzita, qui conduisait le camion ou je me trouvais, criait en les traitant de voyous et il voulait presque aller leur rouler dessus.

Magasin au village des creuseurs, tout est construit en bâche de plastique. J’ai même vue des signes indiquant hôtel, bar et église tout en beau sac orange!
Une des sources du fleuve Congo est sur le chemin entre Fungurume et Kolwezi. Comme d’habitude ici il y avait des policiers et des miliaires qui gardaient le pont. C’est une structure d’intérêt stratégique donc nous n’avons pas le droit de la photographier… Comme nous arrivons au abord du pont un gars nous fait signe de passer. Arrivé à l’autre bout un militaire nous bloque le chemin et un autre gars nous dit que nous sommes en infraction. Notre crime : trois véhicules sur le pont en même temps il y a une limite de 2 véhicules… heu non 1 véhicule. Le pauvre idiot se mélange dans ses inventions pour essayer de nous soutirer du pognon. Comme mon chauffeur le connait il commence à lui dire que son histoire n’a pas d’allure. C’est alors que le Johnny le géologue qui conduit le troisième camion s’amène en gueulant après le bozo du pont. Après presque deux minutes à se faire traiter de tous les noms le gars décide que ça commence à chauffer un peu trop pour son système de taxation directe et il nous laisse passer.
Plus loin sur la route il y a une station de péage officielle ou chaque véhicule doit payer 4000F (environs 5$). On perd un autre 15 minutes à cet endroit dans chaque direction à l’aller et le retour. Sur le retour j’ai pris une photo de la cabane mais il y a un militaire qui à péter sa coche et m’a demandé à l’effacer. Selon les quatre Congolais qui étaient avec moi il n’avait aucune raison ou autorité pour le faire, un poste de péage bidon ce n’est pas vraiment une structure stratégique, mais bon je l’ai effacé pour lui faire plaisir. Mais j’ai une photo du pont par contre hehehe.
Le bureau ou nous allions était sur l’Avenue Industrielle, je m’attendais à quelques chose de bien. Bonne blague, c’était plutôt la ruelle industrielle, en fond de boue avec des trous de presque 3 pieds de profond. C’est comme si ils avaient installé les égouts et n’avaient pas remplit les tranchés correctement. On peut facilement imaginer que la ville à déjà été en meilleur état. Avec le départ des Belges et ensuite les deux guerres civiles tout ce qui avait le moindrement de valeur a été saccagé. À Kolwezi le long des rues il y a beaucoup de gens qui traine, il y a de nombreux petits kiosques commercial et aussi quelques poules.
Après avoir passé quelques heure à reluquer des sulfures nous avons reprit la route en sens inverse. Un autre deux heures de route parsemé de nombreux arrêts!

Mur autour des maisons, rue en terre et déchets un peu partout, c’est pas mal tout ce qu’il y avait à voir.
Hier, tôt le matin j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup plus de gens qui déambulait au camp de base. De nombreux employés de la mine facilement identifiable avec leur uniforme rouge et jaune faisaient partie du groupe. C’était inhabituel car la mine est à près de 20 km du camp et ils n’ont vraiment rien à faire au camp. Ma première idée fût qu’il y avait un cours de sécurité quelconque donnée au camp.
Vers le milieu de l’avant midi, je suis sortis du bureau et dehors il y avait foule. Une centaine de gars étaient massé autour d’un minuscule, bureau n’ayant qu’une seule pièce, adjacent au nôtre. Devant ce garde-robe, sur le trottoir il y avait cinq gros sacs en plastique genre poche de moulé. Comme il y a presque tout le temps des trucs qui traine je ne leur ai pas prêté attention. Quelques minutes plus tard Bob s’amène en riant et mentionne qu’ils ont des poches pleine d’argent sur le trottoir…
Wow j’ai passé devant une fortune sans y prêter attention. J’ai foncé dehors pour prendre une photo mais ils étaient déjà en train de rentrer le dernier sac. Le gars m’a dit qu’il y avait quelques millions de francs congolais en petite coupures. Comme la majorité des employés n’ont pas de compte de banque les paies se font comptant.
C’était donc ça l’attroupement! Il y a près de 7000 employés à payer et il y a plusieurs bureaux un peu partout sur la propriété qui distribue le pognon. Pour minimiser le fardeau la paie est faite une fois par mois et le processus est étalé sur quelques jours. Pour nous ça a durée deux jours où il y avait une foule de gens autours de notre bureau…























